De quoi s’agit-il
Les boutons de chaleur – dont le terme médical est miliaria – sont dus à l’obstruction des canaux des glandes sudoripares : la sueur ne parvient plus à s’évacuer correctement et s’accumule sous la peau. On parle aussi de boutons de transpiration ou de cloques de chaleur. Les boutons de chaleur apparaissent facilement quand il fait très chaud ou humide, à l’occasion d’un voyage sous des climats tropicaux par exemple. Une transpiration abondante, lors du sport, de travaux physiq-ues ou au cours d’une infection fébrile, peut également favoriser leur survenue. Les lésions pren-nent généralement l’apparence de petites vésicules ou de petits boutons. Elles peuvent prov-oquer des démangeaisons, elles n’ont cependant rien d’inquiétant en soi, ne sont pas contag-ieuses et disparaissent normalement assez vite d’elles-mêmes.
Personnes les plus vulnérables
Les boutons de chaleur peuvent en principe survenir à tout âge ; un surpoids important augmente le risque. Ils sont particulièrement fréquents chez les nourrissons, en raison de l’immaturité de leurs canaux sudoraux.
Signes caractéristiques
Les boutons de chaleur se forment préférentiellement sur les zones riches en glandes sud-oripares, c’est-à-dire sous les aisselles, sur le décolleté ou le dos. Les plis cutanés qui piègent la chaleur et la sueur – au niveau du coude, du creux du genou ou de l’aine notamment – créent également des conditions propices. Il existe plusieurs types de boutons de chaleur : selon le niveau de l’obstruction, l’aspect des lésions et les symptômes varient.
Les différentes formes
Les boutons de chaleur peuvent être classés en trois types principaux. La miliaire cristalline résulte d’une obstruction des canaux sudoraux au niveau le plus superficiel de la peau. Elle se manifeste par de petites vésicules claires, qui se résorbent en général rapidement. Dans l’érup-tion miliaire rouge, l’obstruction est située un peu plus profondément dans la couche supérieure de la peau, elle se traduit par des petites bosses rouges prurigineuses. On la rencontre souvent chez les bébés dans la zone de la couche ou sur le tronc. Enfin, il y a la miliaire profonde, plus rare, qui se caractérise par des nodules et une perte de transpiration possible dans les zones affectées.