Prévenir les mycoses vaginales
#1 Aller aux toilettes après la baignade: pour rincer l’urètre et évacuer les germes éventuellement présents.
#2 Retirer rapidement les maillots de bain mouillés : l’humidité et la chaleur favorisent la croissance des levures.
#3 Changer régulièrement les tampons hygiéniques.
#4 Porter des sous-vêtements respirants: les matières synthétiques favorisent la transpiration.
#5 Adopter une hygiène intime douce: de l’eau tiède devrait suffire. Il existe des crèmes grasses spéciales en cas de sécheresse de la sphère génitale.
#6 Entretenir les poils pubiens: pour éviter que des poils trop longs ne retiennent trop d’humidité.
#7 Ne pas partager les serviettes de bain: toujours utiliser sa propre serviette. Faire des lavages à 60 degrés avec une lessive complète ou utiliser un produit à lessive désinfectant, disponible en pharmacie.
Qu’est-ce qu’une mycose vaginale ?
Les mycoses vaginales font partie des infections les plus fréquentes de la région intime chez la femme. En termes médicaux, on parle plus particulièrement de candidose vulvo-vaginale ou d’infection vaginale à levures puisque l’infection est majoritairement causée par une levure, et plus précisément de type Candida albicans. Les levures colonisent naturellement l’intestin et la peau, elles sont également présentes dans la flore vaginale. C’est leur prolifération excessive qui peut poser problème.
Comment se développe-t-elle ?
Les champignons aiment les milieux chauds et humides, comme peut l’être la région intime. Or, un tel environnement peut rompre l’équilibre du microbiote vaginal. En été particulièrement, le fait de garder longtemps un maillot de bain mouillé ou des vêtements de sport trempés de sueur peut favoriser la croissance de levures et d’autres micro-organismes.
L’équilibre de la flore vaginale peut également être perturbée par une hygiène intime excessive. La quantité de lactobacilles, qui sont des bactéries protectrices, se trouve alors réduite et la barrière de défense s’affaiblit. L’infection peut également être liée à une contamination par des germes présents dans les eaux stagnantes, comme les lacs, piscines et autres bassins dont la qualité de l’eau n’est pas suffisamment contrôlée.
Il y a aussi d’autres facteurs de risque plus généraux de développer une mycose vaginale, indépendamment de la saison estivale: des allergies, un diabète, une dermatite atopique, un trouble de la fonction thyroïdienne ou un affaiblissement du système immunitaire notamment. Un taux élevé d’oestrogènes, associé à la prise de préparations hormonales par exemple ou se produisant juste avant les règles, peut également favoriser la survenue de mycoses vaginales.