22. août 2023

Le temps de la ménopause

Le temps de la ménopause

Pour en savoir un peu plus sur ce phénomène physiologique, les principaux troubles associés et les remèdes possibles.

Bouffées de chaleur et insomnies

Le début de la ménopause s’accompagne classiquement de toute une série de troubles, chez certaines femmes plus que d’autres.
Le tabou qui régnait autrefois n’a heureusement plus cours aujourd’hui. Les générations actuelles peuvent parler plus ouvertement de ce sujet et de la façon de passer ce cap parfois difficile.

Périménopause
Cette phase de transition qu’on appelle aussi le climatère marque dans la vie d’une femme la fin de la fécondité, et peut durer jusqu’à un an après la ménopause proprement dite.

Ménopause
La ménopause correspond aux dernières menstruations spontanées, elle se situe vers l’âge de 51 ans en moyenne.

Le temps de la ménopause

Il est possible de demander des dosages hormonaux pour savoir à quel stade de la ménopause l’on se trouve.

À cette période, les ovaires cessent peu à peu de produire des oestrogènes et de la progestérone, dont les taux sanguins devraient être par conséquent réduits. Il y a une troisième hormone féminine qui peut être un bon indicateur : l’hormone folliculo-stimulante (FSH), qui permet la maturation des follicules ovariens qui vont donner les ovules. Lorsque l’organisme tente de stimuler la fonction ovarienne en produisant plus de FSH, sa concentration dans le sang va en effet augmenter. Le taux de FSH pourrait même prédire le moment des dernières règles, autrement dit l’arrivée de la ménopause.

Des signes cliniques naturels
Les troubles climatériques sont présents chez 60 % environ des femmes. À l’instar du syndrome prémenstruel caractérisé par des douleurs du bas-ventre, des tensions dans les seins ou des sautes d’humeur, ils font partie intégrante d’un processus naturel qui peut être très gênant au quotidien. Les pharmacies Medbase accompagnent volontiers leurs clientes à travers cette étape importante de leur vie et leur apportent des conseils utiles.

Bouffées de chaleur et hypersudation
Des accès de chaleur peuvent survenir de manière incontrôlée et se traduire par des sueurs abondantes, une augmentation de la fréquence cardiaque et une rougeur du visage. Les bouffées de chaleur nocturnes sont décrites comme particulièrement pénibles, perturbatrices du sommeil, et suivies le lendemain de maux de tête et d’une fatigue. Jusqu’à altérer considérablement la qualité de vie.

Variations de l’humeur
Les changements ne sont pas seulement d’ordre physique, des signes émotionnels et psychiques peuvent également être observés. Une irritabilité, une nervosité et des troubles de l’humeur par exemple, pouvant aller dans le pire des cas jusqu’à une dépression.

Sécheresse vaginale
Comme le vagin est très sensible aux fluctuations hormonales, la carence oestrogénique peut entraîner une sécheresse vaginale. Le vagin est moins bien irrigué, ses parois s’amincissent et son humidification est insuffisante. Les tissus perdent alors leur élasticité et une sensation de sécheresse intime apparaît.

Autres troubles typiques
Une grande variété d’autres symptômes peuvent survenir : anxiété, vertiges, palpitations, sécheresse de la peau et des muqueuses en général, prise de poids, incontinence urinaire due au relâchement du plancher pelvien et perte de libido.


 

Solutions thérapeutiques

Ce ne sont pas les offres qui manquent pour lutter contre les effets de la ménopause.

On conseille des produits à base de plantes, certaines approches psychologiques, l’activité physique et le sport. Contrairement aux conseils fourre-tout, on peut s’appuyer ici
sur diverses études pour savoir ce qui marche, ou pas, parmi les options thérapeutiques disponibles.

En phytothérapie par exemple, l’actée à grappe a démontré sa très grande efficacité par rapport à un placebo. Les isoflavones de soja ont aussi un effet bénéfique. On a d’ailleurs observé chez des femmes en Asie un lien probable entre la quasi-absence de symptômes et une alimentation riche en soja. L’hypnose, l’acupuncture ou une thérapie comportementale cognitive peuvent également être utiles.

Traitement hormonal substitutif

Une hormonothérapie substitutive peut être envisagée quand les méthodes douces n’ont pas eu l’effet escompté.

Environ un tiers des femmes concernées prennent des hormones. La thérapie est efficace dans 95 % des cas : les bouffées de chaleur diminuent et la qualité de vie s’améliore à nouveau. Le surrisque de cancer du sein ou de thrombose peut être considéré comme très faible lorsque le traitement est bien conduit, avec le bon dosage et la bonne composition.
Il convient de discuter individuellement avec chaque patiente du traitement qui lui convient.

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