Mesure de la pression artérielle
Vous vous demandez si votre tension artérielle est dans les normes ? Faites-la mesurer par un(e) professionnel(le) de santé spécialisé(e) dans les Pharmacies Medbase.
Le sang exerce sur la paroi des artères une force qui lui permet de circuler dans tout le corps pour alimenter les organes en oxygène et nutriments. L’hypertension artérielle se définit comme une pression sanguine qui reste anormalement élevée dans le temps. Cet état pathologique fragilise le coeur et les vaisseaux et augmente considérablement le risque de maladies cardiovasculaires.
La tension artérielle est exprimée en millimètres de colonne de mercure (mmHg). Le premier chiffre indique la pression systolique, lorsque le coeur se contracte. Le second correspond à la pression diastolique, c’est-à-dire au moment où le muscle cardiaque se relâche. La classification des valeurs se trouve ci-contre.
Il convient de placer un tensiomètre sur le haut du bras, au niveau du coeur. Le brassard sera ensuite gonflé jusqu’à ce qu’il soit bien serré et interrompe la circulation sanguine, puis dégonflé lentement. Le sang recommence à passer et les valeurs de la pression sont alors mesurées. Afin d’assurer la fiabilité des résultats, il est recommandé avant d’effectuer la mesure de rester au repos au moins cinq minutes en position assise, d’éviter les activités physiques et le café, de ne pas croiser les jambes et de positionner correctement le brassard. La moyenne de trois mesures à la suite est particulièrement probante.
On distingue deux types d’hypertension artérielle. L’hypertension primaire n’a pas de cause directement identifiable et se développe en général au fil du temps sous la conjonction de différents facteurs tels que l’âge et le mode de vie. L’hypertension secondaire a en revanche une cause identifiée – rénale, surrénalienne ou thyroïdienne par exemple. Elle représente environ dix pour cent des cas. Le fait de traiter la maladie sous-jacente permet souvent de normaliser aussi la tension. Des facteurs psychiques comme du stress, de l’anxiété ou des tensions intérieures
peuvent provoquer une élévation temporaire de la pression artérielle. L’organisme réagit en effet aux situations de stress en sécrétant des hormones qui accélèrent les battements cardiaques et augmentent la pression artérielle. Ce qui explique qu’un stress prolongé a un impact négatif sur la tension artérielle.
L’hypertension artérielle évolue insidieusement sans signe apparent durant des années, avant l’apparition de symptômes tels que des vertiges, des maux de tête, des essoufflements ou des palpitations.
Une pression artérielle qui reste longtemps trop élevée a des conséquences néfastes pour le coeur et d’autres organes cibles comme les reins, les yeux ou le cerveau. Elle accélère le vieillissement et la calcification des vaisseaux (artériosclérose) et s’accompagne d’un risque de complications cardiovasculaires, oculaires et rénales. Le risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral est augmenté.
On peut faire baisser la pression artérielle avec des médicaments et l’adoption d’un mode de vie sain. Il faut bien comprendre que le traitement pharmacologique complète l’adaption d’un mode de vie sain, il ne le remplace pas.
On privilégie généralement dans un premier temps les approches non médicamenteuses. Une vie active, une alimentation saine et pauvre en sel, la réduction du stress et la suppression de l’alcool et du tabac sont tout aussi importantes que la réduction d’un surpoids.
Il existe plusieurs familles de médicaments à visée antihypertensive, faisant appel à différents principes actifs : des diurétiques, des vasodilatateurs, des régulateurs de l’activité du système du stress ou des inhibiteurs agissant sur des enzymes impliquées dans le processus de vasoconstriction. Le choix thérapeutique dépend de l’âge, des autres maladies existantes et des éventuelles complications.